De l’amour des armes à l’amour désarme…

Publié le par TerreHappy

« Le couteau ne vaut rien contre l’esprit »

 

Depuis la nuit des temps, de tous temps, par tous les temps, et dans tous les pays du monde, les Hommes ont aimé les armes.

C’est tellement l’amour fou, entre les Hommes et les armes, que, même encore aujourd’hui, les uns et les autres, les unes et les autres s’en donnent à cœur joie de capes et d’épées croisées, passionnément indiens ou cow-boys, ou cruellement dans le fer et le glaive.

L’arme, la troisième main de l’Homme ?

 

J’imagine bien la toute 1ère arme, un simple bâton, empoigné dans la colère, par amour ou par passion dévoreuse, et brandi sur le sujet ou l’objet de tous les courroux ou de tous les désirs !

Une massue, un gourdin, une arme de poing, plutôt courte mais efficace. Un point, c’est tout !

Est-il possible que les 1ers outils (prolongement de la main, utilitaire) aient entraîné les 1ères armes, ou bien est-ce l’inverse ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Arme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_de_destruction_massive

 

En tous les cas, les chinois nomment toujours le bâton " mère de toutes les armes " (arrière-arrière grand-mère serait sans doute plus approprié aujourd’hui…)

 

à portée longue ou courte, les 1ères armes plus élaborées sont ensuite fabriquées, de bambous, de branches, de silex, … biseautés, épointées ou taillées.

 

Les Hommes s’avèrent vite très inventifs à fabriquer et à utiliser tous ces outils de défense et d’attaque. Ils évoluent très rapidement dans ce qu’ils qualifient déjà comme « art », et bientôt de « bel art ».

Sans doute pour se donner bonne conscience…

Des outils des paysans, tels les râteaux, fourches et faucilles, ou pelles des religieux, jusqu’aux hâches, hallebardes et épées à foison des militaires, et tout cela au gré des besoins, des coutumes, des habitudes, des traditions, des convictions, des modes, et des décorums militaires ou impériaux.

 

Que d’armes, que d’armes… objets de toutes les convoitises et de tous les traffics !

 

Chaque arme étant hautement respectée, réservée et révérée, ayant sa pratique et son rituel.

 

Cet art finit par représenter dans tout son « noble » accomplissement le seul moyen rationnel et efficace de combattre tout ce qui représente un danger ou un ennemi imminent pour un groupe de corps d’armée.

Ce qui conduit très vite à une autre forme d’art : l’art de la « stratégie », auréolée de toutes les vertus, et surpassant de loin la « tactique » plus spontanée et d’ordre privé mais estimée vulgaire et tout à fait secondaire.

 

Grâce à son arme toute puissante, un soldat, s’il peut s’en sortir tout aussi glorieux mort ou vivant que son épée immortelle, peut tout aussi bien se faire remplacer sur un champ de bataille, tout en continuant à percevoir son solde, en corrompant et en revendant sa charge à un mercenaire.

C’est ainsi que la plupart des armées se composent de plus en plus de mercenaires survivant grâce aux pillages, aux saccages, aux massacres et aux viols.

Cependant, ces mercenaires s’avèrent peu fiables à moyen terme car vu qu’ils se débandent à la moindre occasion, c’est la défaite assurée.

 

Déjà, d’étranges machines apparaissent : arbalètes à projectiles divers, fusées incendiaires, hurleurs destinés à effrayer les montures, instruments à fumées asphyxiantes ou toxiques…

 

Dès l’an 400 av.J.C., des armes secrètes et étranges sont utilisées depuis longtemps, et une conférence de désarmement est même organisée entre plusieurs royaumes pour en limiter la surenchère de production.

Ces armes sont estimées trop meurtrières et destructrices :

explosifs, incendiaires, gaz de combat, et aussi des fusées bactériologiques qui répandent les virus de la variole ou du choléra…

 

Le retour aux armes conventionnelles remet à l’époque tous ces foudres de guerre bien droits dans leurs bottes…

Aujourd’hui aussi, la bonne vieille matraque de base fait encore ses preuves…

 

Pendant un moment… un moment seulement…

 

Car, en matière d’escalade à la multiplication des armes, pour la plupart des Hommes de tous les temps et de tous les pays, c’est l’amour fou… et, quand on aime à la folie, on ne compte pas !

 

De cela, nous en sommes tous témoins, depuis des millénaires…

http://www.tao-yin.com/wai-jia/armes_origines.html

 

Même encore aujourd’hui, c’est d’actualité !

http://www.ramassi.net/index.php/2008/04/17/84-de-jolis-jouets-pour-les-grands-enfants

 

Je me dis, désarmée,

que, par amour,

ce serait sans doute mieux

de se mettre à l’escalade

de la multiplication des petits pains…

un p’tit pain…

ça coûte rien…

ça mange pas d’pain…

et s’il y a en effet des pains

qui se perdent pour quelques uns…

 

de nombreux autres

en auraient un urgent besoin !

 

Et si nous inversions les rôles ?

Si nous servions des armes comme outils pour creuser des sillons ?

 

Cependant… pas n’importe quels sillons, plutôt ceux-là... 


... les sillons : Hollain (Brunehaut), Hainaut, Belgique ...


... que ceux-là :


Sillons de cultures, province de Misiones, Argentine (26°53’S - 54°35’O).
(photo Yann Arthus Bertrans) 

Cette province argentine, aux confins du Brésil, doit son nom aux missions jésuites qui s’y installèrent du xvie au xviiie siècle. Irriguée par les fleuves ParanÁ et Uruguay, elle était à l’origine couverte de forêts tropicales qui furent largement déboisées au profit de vastes plantations agricoles. Le dessin du labour y épouse les courbes de niveau et laisse apparaître des bandes herbeuses entre les sillons. Cette physionomie du paysage agricole fut décrétée obligatoire en 1953 pour protéger les cultures de l’érosion provoquée par des pluies souvent torrentielles. Diverses cultures y ont été développées telles que le coton, le tabac, le thé et le riz, mais cette région est surtout le berceau de la yerba mate, base de l’incontournable boisson tonifiante des Argentins. Si ce pays est aujourd’hui l’une des six premières puissances agricoles du monde, c’est grâce à la culture du soja, qui représente le quart de ses exportations. Il s’agit surtout de soja génétiquement modifié, car l’Argentine est le 2e producteur mondial de plantes transgéniques (22 % de la production), derrière les états-Unis. Dans le monde, les OGM couvrent déjà 5,4 % des terres cultivées de la planète. 
 

Publié dans MigrOrigines

Commenter cet article

nidolga 07/03/2009 20:04





Terre heureuse bonjour,
 
Les armes quel beau sujet à la fois noble et destructeur.
 
Noble pourquoi, par ce qu’il représentait l’honneur, le port de l’épée marque la distinction, la valeur que l’on attribue à quelqu’un, pour sa noblesse de pensée ou pour la reconnaissance de son action, ou pour son appartenance à une noblesse familiale.
 
Nos Académiciens portent l’épée de même que nos officiers, c’est une distinction de respect pour ce qu’ils sont.
 
Donc l’épée est dans l’esprit des hommes quelque chose de symbolique et honorifique, mais sous cet angle ce n’est pas une arme, c’est un objet de distinction.
 
L’épée en tant qu’arme comme le sabre mais moins car moins noble, figure les faits glorieux de bravoure des chevaliers des Mousquetaires ou des samouraïs qui pour l’honneur mettaient leur vie en jeu. Ils se ferraillaient comme on dit l’un en face de l’autre, ce n’était pas de l’assassinat
Le sabre lui servait à tuer sans scrupules tandis que l’épée tuait avec honneur.
 
 Les armes sont donc à la fois des objets de convoitises et de mort.
 
Parmi les armes seule l’épée porte une valeur morale, les autres sont faites pour tuer, à la rigueur le bâton peut être considéré comme autre chose qu’une arme, ce peut être un redresseur de tords.
 
Les armes c’est aussi l’expression de l’art dans leur décoration sur la tant lame que sur la fusée et la garde et le pommeau pour l’épée, lieux de décorations marquant la noblesse de la personne.
 
Le pistolet mieux que le révolver est aussi un objet de décoration, il représente la richesse de celui qui le porte, souvent exposé il montre la noblesse du combat en face à face.

Il faut que je m'arrête , je suis appelé pour aider.
 
Anido. 

TerreHappy 08/03/2009 00:54


       = l'amour des armes...


       = l'amour désarme...

merci d'être passé sur cet article... (j'espère que vous avez laissé vos armes à l'entrée ?)